Un bilan après 15 mois d’activité
Voilà maintenant 15 mois que l’accueil à SOLAMI est opérationnel, pour les jeunes et pour les familles.

 

Accueil / jeunes :

 

SOLAMI dispose de 3 logements loués à BMH et permettant d’accueillir chacun 6 jeunes ; ils sont situés à Kerourien, Saint-Martin et Kerbernier (tous bien desservis par les transports en commun).

 

SOLAMI est maintenant en mesure d’accueillir 18 jeunes.

 

Les 16, puis 18 places sont constamment occupées et ont permis d’héberger, depuis octobre 2017, 44 jeunes (18 présents, 26 sortis).

 

Parmi les 26 qui sont sortis :

 

  • 14 ont obtenu leur reconnaissance comme mineurs à l’issue des démarches dans lesquelles nous les avons accompagnés (confiés à l’Aide Sociale à l’Enfance suite à reconnaissance de minorité par le Juge des enfants ou la Cour d’appel).

  • Pour 4 devenus majeurs ou proches de l’être, et 1 scolarisé à Pleyben, nous avons pu obtenir des places en internat de lycées, complétées par un hébergement solidaire pour les week-ends et les vacances.

  • 3 ont été accueillis à domicile par des particuliers

  • 4 ont quitté Brest à leur initiative, pour une autre ville ou un autre pays

 

Accueil / familles :

SOLAMI dispose maintenant des 3 appartements prévus pour accueil de familles avec jeunes enfants ; 5 familles ont pu en bénéficier:

  • 3 actuellement hébergées

  • 2 sorties pour retour au pays

 

La vie quotidienne dans les appartements ne pose pas de problème majeur, et n’exige pas le même investissement que l’accompagnement des jeunes. 4 bénévoles de SOLAMI assurent le suivi des 3 familles.

 

Ces 15 premiers mois d’activité ont donc permis de concrétiser les principaux aspects du projet de SOLAMI :

 

  • La capacité d’accueil prévue est effective,

  • Les équipes de bénévoles ont été renforcées et stabilisées, et font un travail considérable,

  • La coordinatrice à mi-temps mise à disposition apporte une contribution très appréciée à l’accompagnement des jeunes.

 

Nous avons cependant toujours besoin de bénévoles pour l’accompagnement des jeunes et des familles. Par ailleurs, l’équipement et l’entretien de 6 appartements sont exigeants en logistique et bricolage : les bonnes volontés en ce domaine seraient bienvenues.

 

Il faut aussi souligner que SOLAMI ne représente aujourd’hui qu’une partie de la réponse aux problèmes que pose l’abandon dans lequel les politiques publiques laissent les personnes migrantes dont les demandes de prise en charge sont rejetées :

 

  • Jeunes migrants non-reconnus mineurs : une quarantaine à ce jour. Le pire a pu être évité jusqu’ici grâce au développement de l’hébergement citoyen coordonné par l’ADJIM (une vingtaine d’accueils).

 

  • Familles et jeunes adultes : chaque semaine sont diffusés des appels au secours à propos de situations humainement insupportables, qui restent sans réponse faute de solution. Digemer, qui coordonne une vingtaine d’hébergements dans des logements gratuits (sauf charges) ou à domicile ne peut répondre qu’à une partie des besoins.